Après un Commodore 64 et un Olivetti, ma famille a passé sur Mac il y a 20 ans. Le premier Mac qu'on a eu était un LC-II. Paradoxalement, maintenant que les produits d'Apple sont mieux reconnus, je trouve qu'ils ont de nouveaux défauts : moins de durabilité, un OS plus kitsch, une communication qui érige Apple en marque de luxe… de quoi décourager ses anciens “fans”.
Et la plus grande faille, c'est nous. Quand on utilise une application, il faut penser qu'on lui fait une confiance aveugle. Elle peut avoir un comportement malveillant même à l'insu de ses concepteurs.
Mieux vaut être attentif : il y a eu des cas de fausses mises à jour de Flash et de faux antivirus qui s'avéraient être des malwares.
Une fois qu'un programme est installé sur l'ordinateur, beaucoup de choses sont possibles même sans accès administrateur. À 16 ans, j'avais fait des tests. Un virus qui fait bêtement planter l'ordi se fait en quelques lignes. En bidouillant un peu, j'ai aussi pu faire un keylogger qui capturait en tâche de fond toutes les frappes clavier, quelle que soit l'application au premier plan et sans accès administrateur. Évidemment, je n'ai fait que le tester chez moi, et ne me demandez pas la source qui est de toute façon obsolète.
Des outils permettent d'observer le comportement de l'application :
Le principal défi pour un pirate informatique est donc la transmission du virus, qui est en bonne partie basée sur la crédulité des utilisateurs. Ça tombe bien, puisque c'est la faille qu'on peut nous-mêmes combler le plus facilement. Pour les autres, voir les « mises à jour de sécurité Apple ».
Mise à jour 7 avril 2012. Depuis jeudi, le virus “Flashback” est cité par la BBC, le Washington post, repris dans la presse francophone ou les blogs (Korben etc.) comme si c'était « la fin de l'invulnerabilité » (huffningtonpost.fr) de Mac OS.
Ce n'est pas un nouveau virus mais une variante de Flashback, annoncé en septembre 2011 par Intego, qui a été signalée lundi. Le premier trojan pour Mac OS X était annoncé par Intego en 2004 et la transmission par un faux plugin/une fausse mise à jour existe sur Mac depuis au moins 2006-2007. La vraie nouveauté, c'est la méthode d'infection particulièrement efficace. Faites la mise à jour de Java (voir les infos d'Apple sur la vulnérabilité et la mise à jour).
À mon avis, c'est en bonne partie l'estimation de Dr.Web qui a lancé cette vague médiatique : un demi-million d'ordinateurs infectés, ça fait joli dans les titres. Ils osent d'ailleurs parler de « claims by some experts that there are no cyber-threats to Mac OS X ». Rien de plus vague que “some experts”. Comme le corrige la BBC, c'est plutôt certaines personnes mal informés qui croient encore à ce mythe.
Pour un historique, voir cette excellente chronologie des virus sur Mac.
Il y a quelques années, ça allait de soi que tout utilisateur d'ordinateur programmait. Il faut surmonter le préjugé selon lequel programmer serait difficile. Monter un programme pour une entreprise, c'est difficile et ça demande du professionnalisme, mais écrire de petits scripts qui facilitent la vie, non!
Sur Mac, Automator permet maintenant d'automatiser l'automatisation, donc c'est vraiment facile… mais les langages restent utiles :
Contrairement à Visual Studio de Microsoft, qui coûte plus d'un millier de francs dans sa version “pro”, les programmes d'Apple pour les développeurs sont disponibles sur le CD d'installation de Mac OS et sur Internet. Par contre, il faut payer pour distribuer ses applications sur l'App Store…
On peut créer des vues OpenGL dans un environnement Cocoa (“NSGL”). Glut (OpenGL Utility Toolkit), à la base destiné aux tests multiplateformes, gère les fenêtres et les événements (frappe clavier, souris) et permet d'utiliser OpenGL sans vraiment connaître Cocoa. J'avais commencé par là. Cocoa OpenGL et AGL sont de vieilles versions qui ne sont sauf erreur plus supportées dans les derniers Mac OS.
OpenGL en est à la version 4.2, mais Mac OS 10.6 et 10.7 en sont encore à OpenGL 2.1 ! L'excellent Red Book, téléchargeable en PDF, reste donc d'actualité. DirectX n'est évidemment pas supporté sur Mac, à moins d'utiliser un émulateur.
Les sites que je répertorie ci-dessous sont des références évidentes une fois qu'on a l'habitude de coder des pages Web, mais au début, on peut tomber dans le piège des mauvais tutoriaux, devenus obsolètes ou qui sont du bricolage.

Script pour lancer les validations
Les sites suivants aident à tester la conformité, la compatibilité inter-plateformes et l'optimisation des pages. Pour gagner du temps on peut utiliser mon “lanceur de validations”.